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la grande déconnexion - Page 7

  • l'épidémie des épidermes

     

     

     

    th35RMMGXB.jpgParmi les calamités de premier ordre détruisant l'économie des démocraties de Marché, la plus grave de toute était sans conteste, celle diagnostiquée par le Professeur Longuet, connue sous le nom de" Poil dans la main".

    Son nom était désormais l'épidémie des épidermes. On se réveillait un matin avec une barbe de quatre jours, des poils poussaient sur le bras et dans la main. Dans les rues, on ne croisait ou on ne voyait plus que des barbus. Tous contaminés par l'épidémie des épidermes.

    Les poils étaient vivants, gigotaient comme de minuscules vermisseaux et surtout incitaient les gens à cesser toute activité professionnelle et à interrompre tout processus de production. Même les femmes étaient victimes d'éruption soudaine de poils. Personne n'était épargné même les députés, les ministres et les présentateurs télé.

    La seule solution que l'on trouva pour combattre ce fléau fut la réforme totale du marché du travail : contrat et surtout la révision des indemnités chômage, montant et durée car les experts constatèrent que l'épidémie des épidermes se développait plus facilement sur les chômeurs qui ne cherchaient pas activement du travail et se souciaient peu de leur présentation. Il arrivait même qu'en quatorze jours, ils aient la figure complètement velue et que les poils finissent par leur traverser la gorge et le palais.

    On appela ce traitement El Khomri du nom de sa découvreuse.

  • Blunk generation et cubist blues

    Vega (suicide) + Chilton enregistré en 95 mais qui ne sort que maintenant...Chroniqué par le frère d'arme JJR d'Istanbul :

     alan vega,transhumanisme,la grande deconnexion,crise,futur litterature

     

     

     

    "Lorsque à travers le net, tout nous semble si aisément à porté de la main; l'horrible sentiment que plus rien n'est à découvrir se fait jour. Heureusement le Pluze ou le Blunk (blues & Punk) surgit!
    Il faut bien une lumière noire si violente, si nécronomique, si nécrophotique pour détruire la fausse clarté du monde de l'écran.
    L'écran fait écran, aveuglés que nous sommes par les pixels; puis les yeux braqués sur une sombre pochette de disque pendant une heure, un infracassable noyau de nuit nous éclaire.
    Blunk generation!!"

     

    https://www.youtube.com/watch?v=bixpOV25pVs&list=PLE6049415C826EB04

     

  • Blocus solus et No Hell

    Ce matin là, Marcel la Feignasse s'était réveillé comme tous les matins vers onze heures. Immédiatement, après avoir mis "Les Experts" sur BFM Business en replay, il avait senti que quelque chose s'était passé pendant la nuit : il avait muté.

    Était ce le fruit d'une année de galvanisation sur la politique de l'offre, le dénigrement du keynesianisme ou bien la prise de conscience du poil dans la main ???

    Peut être tout simplement le fait qu'il était en fin de droit au niveau du chomdu...

    Toujours est il qu'une mutation s'était produite, Marcel la feignasse avait mué pour devenir Marcel le Besogneux. Il se leva donc de son lit, et se mit en action pour chercher du travail.

    Maçon de son état, il se rendit donc dans une entreprise de maçonnerie dans le but d'y être recruté. Toute l'année, on lui avait expliqué sur BFM Business que les entreprises n'investissaient pas parce elles devaient d'abord reconstituer leurs marges mais que cette fois, ça y était, les marges étaient reconstituées.

    Quelle ne fut pas la déception de Marcel le Besogneux lorsque le patron de l'entreprise lui annonça qu'il ne recrutait pas et préférait garder sa trésorerie parce qu'il n'y avait pas de demande, cela en partie à cause de gens comme lui qui ne travaillaient pas et n'avaient donc pas d'argent pour consommer.

    Après tout, il n'avait qu'à s'en prendre qu'à lui même, il était victime de sa propre fainéantise.

    Soudain conscient de la situation catastrophique dans laquelle, il s'était mise, le pauvre Marcel, désireux de se racheter se rendit à sa banque pour emprunter de l'argent pour consommer et ainsi avoir du travail. Mais là encore ce fut une fin de non recevoir. On ne prête pas d'argent à des gens qui ne travaillent pas...

    La situation était bloquée. Le fantôme de Keynes ne pouvait plus la débloquer. Le pays était trop endetté et un stimulus monétaire ou un choc de demande qui consisterait à distribuer de l'argent aux plus démunis n'était plus envisageable. L'Etat ne pouvait rien faire. Plus personne ne pouvait rien faire.

    Fort de cette conclusion, Marcel le besogneux, autrefois Marcel la Feignasse rentra chez lui se coucher en décidant d'emmerder tout le monde.

    La mutation avait eu lieu, il était Marcel le Crucifié, l'emmerdeur de première, celui qui rachète les péchés de l'humanité en montrant aux gens que s'ils ont peur de l'enfer, ils n'ont pas à aller le chercher bien loin.